Au centième…

Ça y est, le voici. Tout beau. Tout chaud. Au risque de vous décevoir, je ne parle pas de moi… mais de ce centième billet. Fraîchement épuré, modifié, corrigé, arrangé. Dégoulinant de bienveillance et de bons sentiments. Mais pas que. Car si ces douze derniers mois ont été très éprouvants physiquement, ils l’ont aussi été moralement. Et si cette fois-ci je suis tombé très profondément, et que je suis resté à terre un long moment, j’ai repris des forces peu à peu. J’ai redressé la tête, lentement, et je me suis relevé. Si (parfois) certains moments sont encore (très) durs à vivre, j’en ai digéré d’autres. Et j’ai fait de la colère qui m’habitait une force, celle d’avancer. Pour moi, avant toute chose. Car j’ai (enfin) appris à devenir égoïste, et à (enfin) penser à moi avant de penser aux autres.

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Au cours de ces douze derniers mois, ma #FutureEx m’a souvent peiné et blessé, par ses propos, sa mentalité, ses agissements, et j’ai régulièrement éprouvé de la colère contre elle. Et bien que je lui en ai fait part à maintes reprises, j’ai fini par comprendre  et admettre qu’elle ne changerait pas, qu’il me faudrait user des mêmes armes qu’elle, transformer toute cette rancœur, cette colère, en énergie positive. Pour faire avancer les choses dans cette procédure de divorce qu’elle fait (volontairement ?) traîner. Pour que JE puisse avancer. Me reconstruire. Et passer enfin à autre chose. Tout ça n’a pas été sans mal. Car la dépression était là, tapie dans l’ombre, guettant le moment opportun pour surgir. Elle a fini par pointer le bout de son nez en décembre dernier, quelques jours avant les fêtes de fin d’année. J’étais en plein boulot, et elle m’a fait craquer.

Mais si j’ai réussi à remonter la pente, c’est parce que j’ai vu fleurir des témoignages de sympathie, d’amitié, de bienveillance, de solidarité. Des élans venus de gens avec qui j’échangeais sur les réseaux sociaux (et dont certains sont devenus des amis), mais aussi de gens que je ne connaissais pas. C’est grâce à ces soutiens, ainsi qu’à l’indéfectible amitié de certains (alors que d’autres qui se prétendaient mes amis n’ont jamais bougé le petit doigt et m’ont parfois même tourné le dos), que j’ai pu surmonter bon nombre de ces épreuves. Je me rends compte aujourd’hui que je n’ai jamais pris le temps de véritablement remercier chacun d’entre vous personnellement, et je sais que je ne pourrai jamais le faire à la hauteur de ce que chacun de vous m’a apporté. Tout particulièrement toi, connasse.

Ce blog, c’est mon exutoire, ma bulle, mon monde, celui où je peux dire mes pensées les plus intimes. Et si parfois je me mets à écrire à chaud, c’est pour évacuer cette peine, cette douleur. Et puis, j’enregistre ou j’efface ce que je viens d’écrire, parce que  le publier ne serait fait que dans un esprit de vengeance et de méchanceté gratuite, juste pour faire du mal en tout connaissance de cause. Ce qui reviendrait à mes yeux à me rabaisser au niveau de celui ou de celle qui m’a blessé. Aujourd’hui j’ai « pardonné » à une personne en particulier le tort et le mal qu’elle a pu me causer. J’ai décidé de jouer la carte de l’indifférence, et je laisse à celles et ceux qui veulent m’inventer une vie, une relation ou toute autre chose, le soin de jouer les Sherlock Holmes de seconde zone, de faire des parallèles totalement stupides, des rapprochements plus que légers basés dès le départ sur du vent, des « on dit », des rumeurs. Si ces personnes ont du temps à perdre dans ce genre de jeux, grand bien leur fasse.

Quel avenir pour ce blog ? Je prévois de nouvelles participations à l’aventure exaltante des Oulimots, de nouveaux textes plus personnels, plus intimes, des récits érotiques, des confessions. Mais je prévois avant tout du plaisir. Celui de l’écriture, du partage, de l’amour des mots pour soulager les maux. Les miens et peut-être les vôtres. Car si ce que j’écris a une quelconque valeur et peut servir à apaiser votre souffrance le temps de quelques histoires, cette valeur se trouve là, dans les mots, à travers les lignes. C’est une façon pour moi de vous être reconnaissant de me lire, de vous rendre à ma façon un peu de ce que vous avez pu m’apporter. En somme, de vous remercier. Au centième.


Une réflexion sur “Au centième…

  1. Épuré et sobre.
    Confession qui prête à un nouveau départ.
    Voir la vie en « rose » en objectif même si la route n’est pas facile.
    Bravo. Et tt mes voeux pour cette future réussite.
    Positive attitude first.

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