Jour 6 : Douarnenez / Crozon / Folgoat

Notre-Dame du Folgoät

 

Commençons par prendre des nouvelles de ma santé : j’ai passé une nuit de merde, et c’est le cas de le dire. Je n’ai pas arrêté de me vider. Du coup, je me sens beaucoup mieux ce matin, mais pas mal fatigué, car peu dormi. Heureusement, le programme est plutôt léger aujourd’hui. Mais si moi je vais mieux, ça n’est pas le cas de tout le monde…

Après un bon petit déjeuner, que j’aurais peut-être dû être seul à prendre, nous chargeons les bagages dans la supérette mobile (où il reste encore un peu de place) et parcourons une centaine de mètres. Nous sommes dans l’une des zones industrielles de  Quimper et ce matin nous avons rendez-vous avec Maïwenn pour visiter l’usine ArmorLux. Avec nous, deux couples qui sont déjà venus semble t-il. C’est une visite à faire, j’ai découvert pas mal de choses. Et avant de repartir, si vous ne faites pas un saut au magasin, ne loupez surtout pas l’espace braderie : il y a tellement de bonnes affaires !

A 11h00 il est temps de prendre la route. Aujourd’hui nous allons avaler quelques kilomètres, car le voyage sur les terres de mon enfance continue. Nous commençons par Douarnenez, où nous arrivons un peu avant midi. Je me devais de tenir paroles, alors à peine garés, direction la maison du kouign amann, où nous attendait l’un de ces gâteaux fraîchement sorti du four. Puis nous déjeunons dans une crêperie, tenue par une femme atypique, un véritable personnage. Après un petit tour de la ville et quelques souvenirs revenus à l’esprit, nous prenons la direction de Brest, puis de Landévennec. Le GPS nous fait faire des détours, avant de nous envoyer dans une mauvaise direction. Heureusement, j’arrive à me remémorer quelques détails et nous nous retrouvons de nouveau sur la bonne route. Nous quittons le plateau campagnard sur lequel nous sommes pour  descendre vers un bras de mer entouré de forêt. On pourrait presque se croire en montagne ou dans un pays scandinave. Je roule prudemment car la route empruntée est loin d’être large.

Et puis soudain, au détour d’un virage, elle surgit. Cette chapelle perdue au milieu de la forêt, flanquée de son palmier. C’est ici, à quelques mètres de la maison forestière où ont vécu mes grands-parents, que ma mère a dit « oui » à celui qui allait devenir mon père. C’est ici que j’ai fait mes premiers pas. Dans le monde, et dans ce qui allait devenir mon pays d’adoption et de cœur. C’est ici que mon grand-père, de retour du Maroc, a décidé de planter le palmier qu’on voit sur la photo. La chapelle, comme la maison, n’ont pas changé, elles semblent figées dans le temps. Tout comme le moulin de mer quelques mètres plus loin. Je me souviens des promenades faites dans ces forêts, pour tomber de l’autre côté de la baise sur les bâtiments de guerre à l’abandon. Mais ça n’est pas ce qui m’intéressait, moi je cherchais des korrigans et j’avais toujours un bâton à la main, au cas où on tomberait sur un troll.

Nous remontons en voiture et prenons la direction de la presqu’île de Crozon. Sur place, nous nous rendons sur le port admirer les nombreux bateaux, de toutes tailles et de tous styles. Un groupe de jeunes gens est en train de découvrir les joies du paddle board. Nous les observons quelques minutes, puis regagnons la voiture. Malgré nos prières secrètes, nous ne croiserons pas l’Amiral. Je reviens à la sortie de Crozon et prends la direction du Cap de la Chèvre. Le temps est couvert, mais pas chargé, ce qui nous offre un magnifique panorama sur toute la baie : Sein, la Pointe du Raz, toute la côte du Cap Sizun, Douarnenez et au loin, surplombant le tout, le Menez-Hom. Malgré les touristes, il règne un silence presque assourdissant. Sans doute à cause du lieu chargé d’histoire, et du Mémorial de l’Aéronautique Navale édifié près du sémaphore, en mémoire des 646 marins morts en service aérien commandé, ou de la plaque commémorative en l’honneur de la 3e armée américaine.

Quelques gouttes commencent à tomber, et vu l’heure et la fatigue générale, nous décidons de rentrer tranquillement sur Audierne, où nous passerons la nuit. Sur la route, un dernier écart pour monter jusqu’en haut du Menez-Hom et admirer la baie depuis les terres. Nous arrivons à Audierne avec la pluie, mais la chaleur nous attend, à travers l’accueil des propriétaire de la chambre d’hôtes. Nous sommes encore en mars, et qui plus est un lundi, et comme je le craignais très peu de restaurants sont ouverts. Celui où je pensais dîner, pourtant éclairé, et avec quelqu’un en cuisine, n’échappe pas à la règle. Nous nous rabattrons finalement sur une autre crêperie, avant de regagner notre chambre, pour une nuit bien méritée d’un sommeil qu’on espère réparateur…


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