Jour 2 : St-Nazaire / Belle-Île

Belle-Île

 

Après une nuit à peu près normale, nous descendons prendre un petit déjeuner, rapidement avalé. L’ambiance est un peu moins masculine (la plupart des ouvriers étant déjà partis). Nous devons nous rendre à Quiberon et, bien que d’un point de vue géographique ce soit tout près, nous avons quand même deux heures de trajet. Sachant qu’il nous faut être à 10h30 à la gare maritime, nous ne traînons pas. Le temps est légèrement couvert mais rien de bien méchant. Les kilomètres s’enchaînent peu à peu, nous rencontrons un léger ralentissement en arrivant sur Vannes à cause de travaux. Après Auray, nous quittons la nationale, direction Quiberon. Peu à peu la campagne laisse place à des paysages qui me rappellent les grandes forêts landaises.

Et puis, après le rond-point de Plouharnel, la mer apparaît. Nous n’en avons plus pour très longtemps mais je sais qu’une halte sera nécessaire. Elle a lieu quelques minutes après, juste au niveau de Penthièvre. Quelques pas sur la plage, à regarder la mer légèrement agitée d’un côté de la route, et étrangement calme de l’autre côté. Cette bande de terre de la presqu’île me renvoie à celle entre Sète et Agde, avec d’un côté la méditerranée et de l’autre l’étang de Thau. Quelques photos et coquillages ramassés plus tard, nous avalons les derniers kilomètres et arrivons peu avant 10h30 sur le port. Les formalités d’embarquement remplies, il ne nous reste plus qu’à attendre. Dans le ciel, le soleil semble vouloir percer.

Quelques minutes plus tard, une sirène retentit et nous voyons arriver le navire qui va nous emmener sur Belle-Île. Il accoste et décharge sa douzaine de véhicules, ses passagers et ses marchandises. Quinze minutes plus tard, c’est enfin l’embarquement et le Vindilis prend la mer à 11h précises. La traversée dure 45 minutes, et bien évidemment je suis sur le pont supérieur, dans le vent marin ! L’approche de Palais est spectaculaire, on voit peu à peu se dessiner la citadelle Vauban en pleine campagne. De toute beauté. Quelques minutes plus tard, cap vers le nord-ouest, à Sauzon, pour déjeuner. Malheureusement nous ne sommes pas encore fin mars et les restaurants ne sont pas encore ouverts. Celui que je visais ne redressera le couvert que quelques jours plus tard. Retour donc sur Palais, et nouvelle déconvenue puisqu’un établissement qu’on m’avait recommandé est lui aussi fermé. C’est donc par pur hasard et un peu déçu que nous poussons la porte du Poisson rouge, mais nous n’allons pas le regretter.

Après avoir pris le temps de savourer et de déguster huîtres, poissons et autres douceurs au caramel beurre salé, nous sortons et prenons tranquillement la route de Banghor, puis nous cherchons l’hôtel. Nous l’apercevons, juste à notre droite, au détour d’un virage où s’offrent à notre vue les falaises sauvages de la côte. L’emplacement est encore plus magnifique que ce que j’ai pu voir en photo, et la magie ne va pas tarder à se prolonger. On nous annonce à la réception que nous allons être surclassés, et qu’au final notre chambre aura vue sur la mer. Nous nous installons et nous décidons de nous reposer un peu, avant d’aller marcher un peu. La réception nous propose de dîner sur place le soir, compte tenu du peu de restaurants ouverts à cette période. On nous remet un menu et il ne nous faut que quelques minutes pour nous décider.

Une balade le long des falaises, avec un peu de vent, de l’iode, de sauvagerie… qu’est-ce que c’est bon ! Nous avons quelques centaines de mètres jusqu’aux aiguilles de Port-Coton, et nous en prenons plein les yeux, les oreilles, les narines. Nous décidons de prendre la voiture et de pousser jusqu’au petit supermarché tout proche, pour faire le plein d’essence et d’eau. A 20h, nous nous présentons dans la salle de restaurant, où se trouve une dizaine de convives. Le maître d’hôtel, courtois, avenant, plein de bienveillance et d’humour, nous installe. Je me laisse tenter par le menu gastronomique « Le Blouezh », loin de me douter que je vais vivre un orgasme culinaire. Rien que les verrines et cuillères servies avec l’apéritif (cidre, Campari et citron) laissent présager d’un repas hors du commun. Un véritable moment de pur bonheur gustatif. C’est sur cette excellente note de plaisir que je regagne mon lit, éreinté.

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