Sushis d’une nuit d’été

Sushis

 

Il a fait chaud ces derniers jours, partout dans le pays. Les températures caniculaires ont usé les organismes, fatigué les corps. Mais nous avons malgré tout prévu de dîner tous les deux un mardi soir, et le choix s’est rapidement porté sur un restaurant japonais. Nous sommes véritablement impatients de nous retrouver… Le jour du rendez-vous, j’appelle le restaurant afin de réserver une table pour 20h30 le soir même. Malheureusement, l’établissement est fermé pour travaux. Après une rapide recherche, le résultat est plutôt mitigé : deux autres restaurants sont potentiellement intéressants, mais les critiques ne sont pas tendres. Alors il me vient l’idée folle…

À l’heure du rendez-vous, j’attends sur le parking de la gare. Je lui ai envoyé un message dans l’après-midi pour l’informer  du changement de plan.  « D’accord, je te fais confiance de toute façon… », m’a t-elle répondu. Par chance, le temps a été plus clément ces deux derniers jours, il a même plu un peu, et ce soir il fait bon. Je la vois soudain apparaître au bout de la rue, elle s’avance lentement, vêtue d’une longue robe noire légèrement décolletée. Un sourire éclaire son visage dès qu’elle me voit, mais arrivée à ma hauteur, elle semble bloquée par la timidité. Nous nous regardons, gênés, nos corps se rapprochent, presque naturellement, et elle se blottie dans mes bras. Je l’embrasse dans le cou, nos regards se croisent de nouveau, et elle pose ses lèvres sur les miennes. Un doux baiser, plein de tendresse. Nous échangeons quelques mots sur la poursuite de la soirée, nous montons dans ma voiture pour qu’elle récupère la sienne stationnée à quelques rues de là, puis nous sortons de la ville. Une vingtaine de minutes plus tard, je m’engage sur un chemin forestier qui débouche sur un petit plan d’eau. Je me gare, et je sors du coffre une couverture que j’étale sur le sol, puis j’installe assiettes et couverts. Enfin, je ramène une glacière dont je dévoile le contenu : sashimis, makis et sushis. « Faits maison ? », me demande t-elle. Je lui raconte alors ma journée, entre les courses, la découpe du poisson, la préparation des makis et des sushis, avant de me préparer pour la retrouver.

Nous dégustons notre repas en parlant de nos vies, de nos envies, de nos joies, de nos peines. En dégustant nos sushis, nous nous faisons la remarque que j’aurais pu les déguster sur son corps. Ses joues s’empourprent, elle baisse les yeux. Parfois nos mains se frôlent, involontairement ou non. Une fois notre festin englouti, nous débarrassons la couverture des glacières, décidant de ne garder que des bouteilles d’eau à portée de main, puis nous nous allongeons sur le côté, face à face. Sa main caresse ma joue, et nous en enlaçons tendrement. Nos lèvres se joignent, dans un doux et tendre baiser. Nos langues se touchent et se découvrent. Nos mains se promènent sur le corps de l’autre, par-dessus le tissu des vêtements, glissent lentement des épaules jusqu’aux fesses. Ses doigts se faufilent sous le tissu de ma chemisette, et remontent le long de ma colonne vertébrale. Ses baisers se font plus intenses, je savoure chacun d’eux. Mes mains s’emparent de ses fesses, que je n’avais pu voir qu’en photos et que j’avais eu si souvent envie de caresser. Quel bonheur de les sentir enfin sous mes doigts ! Son corps se collent encore un peu plus au mien, je sens sa main défaire un à un les boutons qui lui barrent l’accès à ma peau. Ses doigts effleurent mon torse, je m’attarde sur ses fesses, avant que d’une main je ne vienne découvrir ses seins…

Soudain, une envie évidente s’impose à nous : celle d’une douce étreinte, emprunte de sensualité, d’érotisme, de douceur, de bestialité, de fougue. Un mélange de tout ça en fait. À l’endroit où nous sommes, nous pouvons voir ce qui se passe, sans être vu, à moins d’être debout. Un regard échangé, un sourire entendu, et nous nous embrassons. Nos gestes se font plus précis, mains sont moins hésitantes. Peu à peu les vêtements volent, je me délecte de sa peau. La profondeur de son regard, la douceur de ses lèvres, la rondeur de ses fesses, la générosité de ses seins. Ma bouche et sa langue savourent chaque parcelle de sa peau, fait durcir la pointe de ses seins, titille son clitoris, s’enfonce entre ses lèvres intimes, joue avec son anus. Elle me cherche du regard lorsque ses lèvres aspirent lentement mon gland, jouent avec mon frein, tandis que sa main caresse mes bourses. Mon sexe durcit sous ses caresses expertes, elle semble ravit de l’effet qu’elle a sur moi. Elle s’installe à califourchon sur moi, s’empare de ma verge dressée, la guide à l’entrée de son vagin, et l’enfonce lentement en elle, son regard plongé dans le mien. Elle ondule du bassin, lentement, sensuellement. C’est si bon ! Ses mains me griffent tendrement les épaules, le torse, les miennes passent de ses hanches à ses fesses. Je sens son sexe s’humidifier de plus en plus, presque couler, tant son excitation semble grande.

Elle s’allonge sur le côté, dos à moi, et me demande de la prendre ainsi, en cuillère. Je redresse sa jambe et m’enfonce en elle, caressant son clitoris de ma main libre. Elle gémit, sa main passe par-dessus son épaule à la recherche de mon visage, qu’elle caresse. J’accélère légèrement le va et vient entre ses cuisses, sans cesser mes caresses sur son bouton, humidifié régulièrement tellement elle mouille. Elle tourne la tête vers moi, m’embrasse fougueusement, et me murmure à l’oreille « prends-moi en levrette. ». Elle s’installe à quatre pattes sur la couverture, tourne de nouveau la tête vers moi, le regard plein de désir et me demande une nouvelle fois de la prendre. Mes mains se posent sur ses hanches, mais je ne résiste pas au spectacle que m’offre la vue magnifique de son sexe et de son magnifique fessier. Je mordille tendrement ses fesses, glisse ma langue entre elles, joue avec son œillet, descend le long de ses lèvres, enfonce ma langue en elle, titille son clitoris. Elle se cambre, comme pour mieux s’offrir à mes caresses. Je viens faire jouer mon gland juste à l’entrée de son sexe, le faisant entrer avant de le ressortir, plusieurs fois, pour la rendre folle. Puis je m’enfonce en elle, d’un coup sec, profond, lui arrachant un petit cri de plaisir et de surprise. Elle se cambre encore plus, pour me sentir encore mieux m’enfoncer au creux de son intimité. Accroché à ses hanches d’une main, je caresse ses seins de l’autre. Mes coups de reins en elle, la sensation de son plaisir qui s’écoule le long de mon sexe, l’excitation entre nous si longtemps contenue, ajoutée à celle de la situation… le plaisir n’est pas long à se faire sentir. Elle me demande d’accélérer, qu’elle va jouir. Ne voulant pas la priver de ce plaisir, j’accélère la cadence de mon sexe en elle. Quelques instants plus tard, je sens son corps se contracter sous mes doigts, elle gémit, râle, remuant la tête.

Elle reprend ses esprits, se tourne vers moi et m’allonge sur le dos. Elle s’empare de mon sexe, et me masturbe frénétiquement, suçotant mon gland, m’engloutissant jusqu’à la garde, léchant mes bourses de temps à autre. Elle sait vraiment y faire, et son regard en dit long sur son envie, et il ne lui faut pas longtemps pour arriver à ses fins. La bouche entrouverte juste devant mon membre qu’elle branle avec vigueur, elle me fait jouir. Ses yeux plantés dans les miens, elle lèche mon sexe de bas en haut, titille mon frein. Elle me sourit et vient s’allonger contre moi, sa tête sur mon torse. Enlacés, heureux, nous savourons l’instant post coïtal d’un soir d’été au bord de l’eau. Nous promettant de recommencer, et qui sait… de faire une dégustation de sushis à même la peau !


Une réflexion sur “Sushis d’une nuit d’été

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