Départ en vacances

Train

 

Cette journée d’été à Paris a été longue et chaude. Il est 23h, mais l’atmosphère est encore étouffante, même sur les bords de Seine. Encore une heure à travailler, je prends sur moi. Heureusement ce soir, c’est plutôt calme… J’ai néanmoins du mal à cacher mon impatience : dans une heure, je suis en vacances. Dès la sortie du bureau, je pars rejoindre des amis à Rambouillet, et nous prenons la route aussitôt, direction le sud. Les minutes passent, lentement, trop lentement. J’aperçois une jeune femme au loin, de longs cheveux châtains, une robe bleue en tissu légèrement froissé. Elle s’avance, traînant derrière elle une petite valise noire. Arrivée à ma hauteur, elle tapote sa montre avec son index, en me souriant, pour me taquiner. Plus que vingt minutes… Quinze… Dix… Mon responsable me regarde : « Allez… sauve-toi ! Il n’y a personne… ça te fera gagner dix minutes de vacances ! ». Yes ! Je ne me fais pas prier, je saisis mon sac, je salue mes collègues. Je sors des locaux et je marche rapidement jusqu’à la station de métro.

Quelques minutes plus tard, je suis à la gare Montparnasse, à consulter le tableau des départs. Le prochain train pour Rambouillet n’est que dans 20 minutes, j’ai le temps de me prendre une boisson et un petit quelque chose à grignoter avant d’aller m’installer à ma place. Une fois arrivé sur le quai, je constate avec horreur que le train est un « petit gris »… je vais souffrir ! J’avance jusqu’au bout du quai, j’ouvre la porte de la première voiture : une vague chaude me saute au visage. Je décide de poser mon sac et rester dehors en attendant le départ du train.

Je m’allume une cigarette et arpente le bout du quai, impatient. Soudain, je la vois s’avancer lentement vers l’avant du train. Oui, c’est bien elle, cette jeune femme aperçue tout à l’heure. Elle se rapproche de moi, et grimpe dans la première voiture. Elle en ressort presque aussitôt, agitant sa main de bas en haut devant son visage, comme un éventail. « Quelle chaleur dans le train ! C’est insupportable ! ». Je souris. Elle fait quelques pas vers moi et me demande du feu, nous échangeons quelques mots. Un homme arrive à notre hauteur, nous dépasse et monte dans la cabine de conduite. Je regarde l’heure : départ dans 5 minutes. J’écrase ma cigarette et jette mon mégot dans la poubelle, avant de monter dans le train. J’ai l’impression d’entrer dans un sauna, la chaleur est suffocante, l’air presque irrespirable. La jeune femme grimpe à son tour, sa bouche s’ouvre, ses yeux s’agrandissent : je comprends que la chaleur la dérange aussi, tout comme la dizaine de personnes qui s’est installé dans le wagon, juste au niveau des fenêtres. Le contrôleur se poste sur le marchepied à l’avant de la voiture, sort sa clé et enclenche la sonnerie de départ. Le train s’ébranle, lentement, trop lentement à mon goût…

« Je peux m’asseoir avec vous ? » me demande la jeune femme à la robe bleue en souriant. Je lui réponds par l’affirmative et elle s’installe face à moi. « Vivement que le train accélère, qu’on ait un peu d’air » lâche-t-elle. Je la regarde en souriant, et je ne peux m’empêcher de jeter un œil à son décolleté, de contempler son corps magnifiquement moulé par cette robe. Elle semble s’en être aperçue, car elle change de position pour que le tissu épouse un peu plus ses courbes. Le train a pris de la vitesse, un courant d’air traverse le wagon. C’est agréable. Ma voisine et moi échangeons quelques regards complices. Elle me parle, mais je ne l’entends pas, le bruit est trop important à cause des fenêtres ouvertes. Alors elle se penche vers moi et me dit « Ça fait du bien, hein ? ». Je veux lui répondre, mais je sens ses lèvres dans mon cou, subrepticement. Je tourne la tête vers elle, elle me sourit. Le train ralentit et s’arrête : Versailles, première gare du trajet. À partir de là, on s’arrête à toutes les gares, si je me souviens bien. « Pardonnez ma hardiesse, mais j’en avais envie… », me dit-elle, toujours en souriant, faussement gênée. Elle me plaît ! J’aime son côté direct, sûre d’elle. Je saisis son visage entre mes mains alors que le train se remet en route, et je pose mes lèvres sur les siennes. Un baiser volé, bref, mais sensuel. « Désolé… moi aussi j’en avais envie », dis-je en fanfaronnant. Elle me regarde, se lève, et s’assoit à côté de moi. « Si on reste face à face, avec le bruit, on n’entendra pas ce que dit l’autre. Tandis que comme ça… », me glisse-t-elle à l’oreille, avant d’ajouter « et puis on est dos au reste wagon ». Je sens alors sa main se poser sur ma cuisse, et sa bouche m’embrasser dans le cou.

Deuxième arrêt. Elle se redresse et me regarde fièrement, en souriant. Il fait toujours aussi chaud, pourtant je ressens des frissons. Quelques personnes descendent du wagon, dont celles assises sur le carré à côté du nôtre. Je glisse ma main autour de sa taille, je l’attire à moi, et pose mes lèvres sur les siennes, plus longuement que la première fois. Le train repart. Nous nous fixons tous les deux, nos regards en disent long sur nos envies réciproques. Nos lèvres se collent, nos langues se cherchent, se mêlent. Ses mains me caressent le dos, les miennes caressent ses épaules dénudées. Troisième arrêt. C’est tout juste si nous faisons attention à l’agitation dans le wagon et sur le quai.

Nous perdons pied, essayant de garder le contrôle. Ses mains se promènent maintenant sur ma peau, sous le tissu de mon tee-shirt. L’une des miennes parcoure son dos, l’autre enserre toujours sa taille. Elle se redresse, s’installe en travers de la banquette, ses jambes posées sur les miennes, et s’adosse contre la paroi, m’attirant vers elle. Elle saisit ma main sur sa taille, et la remonte sur sa poitrine. « J’ai envie que tu me caresses, j’ai envie de plus », me souffle-t-elle à l’oreille, dans un soupir. À cet instant, nous perdons toute notion du temps, nous perdons le contrôle, que nous avions réussi à garder jusqu’à présent. Elle se redresse, jette un œil au wagon. « Il n’y a plus qu’un type de l’autre côté du wagon, et dos à nous… Pourvu qu’il descende à la prochaine gare », lâche-t-elle en s’asseyant à califourchon sur moi. Je n’ai pas le temps de lui répondre : déjà, ses mains se glissent sous mon tee-shirt et me caressent le dos. Sa bouche s’empare fougueusement de la mienne. Je réponds à son baiser, avant de descendre dans son cou. Du bout des doigts, je parcours ses épaules nues, je glisse le long de son dos jusqu’à ses fesses. Son bassin se met à onduler légèrement, et je sens mon sexe durcir. Elle regarde autour d’elle, pour s’assurer que personne ne nous observe, puis elle fait glisser les bretelles de sa robe. Ses deux magnifiques seins surgissent à porter de ma bouche… Je les embrasse, je tète les deux tétons, les suce, les aspire, les titille, les mordille délicatement. Elle ondule de plus belle, soupire, gémit à mon oreille. « Comme j’ai envie de toi ! ».

Mes mains glissent sous le tissu de sa robe et, frôlant la dentelle de son string, caressent ses fesses. Elle me repousse alors, s’assoit à côté de moi. D’une main, elle caresse la bosse de mon entrejambe, de l’autre elle tente de défaire la ceinture de mon jeans. Ma bouche lui dit « On pourrait nous voir, tu es complètement folle ! », mes yeux lui disent « vas-y, fais-nous plaisir ». La ceinture cède, puis les boutons. Elle glisse sa main directement dans mon boxer, et me sourit en libérant mon sexe. Un regard par-dessus mon épaule et la voici qui se penche vers l’objet de son désir. Je sens sa langue me titiller le gland, le frein, descendre le long de ma verge, sa bouche s’en emparer comme s’il s’agissait d’une friandise. Elle me suce avec délectation et frénésie. Je ne résiste pas à l’envie de lui donner moi aussi du plaisir, je glisse une main le long de sa cuisse, jusqu’à son entrejambe. Son string est plus qu’humide, et au gémissement qu’elle pousse lorsque mes doigts effleurent son clitoris, je constate à quel point elle est excitée. Mais le train ralentit et nous entendons le bruit d’une clé. Le contrôleur ! Nous l’avions complètement oublié ! Elle se redresse en hâte, et j’ai juste le temps de cacher mon sexe avec mon sac à dos. Le train s’arrête, le contrôleur ouvre la porte, descend et rejoint le conducteur dans la cabine. Nous regardons autour de nous : c’est l’avant dernière gare du parcours. Et l’homme à l’autre bout du wagon ne bouge pas… Un seul regard et nous nous comprenons. La porte du wagon se referme à peine que nous sommes déjà debout, marchant vers les toilettes. Par chance, elles sont relativement propres. Je tire le loquet derrière moi, tandis qu’elle m’attire contre elle. Nous nous embrassons fougueusement, ma main se glisse entre ses cuisses. Je relève sa robe et m’agenouille, mais elle me retient par l’avant-bras. « Tu me lècheras une autre fois, on n’a pas le temps. Prends-moi, vite, fort… » dit-elle en se retournant face au lavabo. Elle relève sa robe sur sa taille, tourne la tête vers moi, le regard coquin : « viens ».

Je la saisis par la taille, approche mon gland de ses lèvres. Elle mouille terriblement, j’entre en elle d’un seul coup. J’entame un va et vient fougueux, accroché à ses hanches. La situation est terriblement excitante. Elle caresse son clitoris et mes bourses d’une main, tandis que je m’occupe de ses seins. « Oui… c’est bon… vas-y, continue… », gémit-elle. J’accélère le rythme de mes coups de reins, elle se cambre un peu plus pour mieux me sentir. Ses gémissements deviennent de petits cris. Le train commence à ralentir. « Vas-y, fort… Je vais jouir… ». Nous sommes tous les deux au bord de l’orgasme, je continue à la prendre avec force et vigueur. Soudain, sa main se pose sur mon poignet, se crispe, son corps se cambre, et elle jouit dans un râle. Elle se dégage de mon étreinte et s’agenouille devant moi. Sa bouche vient lécher mes bourses, tandis que sa main s’empare de mon sexe, qu’elle branle énergiquement. Le regard mutin, elle me dit « viens sur mes seins ». De sa langue agile, elle titille mon gland et l’aspire. C’est une douce torture qu’elle m’inflige et je ne résister pas longtemps. Elle approche mon gland de sa poitrine et reçoit plusieurs jets blanchâtres. Nous nous regardons un instant, puis elle arrache quelques feuilles de papier toilette pour essuyer sa poitrine. Le train roule lentement, et la voix du contrôleur retentit, signalant la fin du voyage. Nous sortons discrètement des toilettes, regagnons nos sièges pour récupérer nos bagages. Le train s’immobilise, la porte s’ouvre, et l’air frais nous enveloppe. C’est agréable, après la chaleur du voyage.

Dehors, M. et C. attendent sur le parking. Dès qu’ils me voient, ils me font signe. M. sourit : « On dirait que tu transpires… il faisait chaud dans le train ? », demande-t-il en me saluant. Je tourne la tête, la femme en bleue est là, près de moi, elle me regarde. « Oh oui, il a fait chaud. Très chaud ». Tous les deux nous échangeons un sourire entendu. J’ouvre le coffre, et j’y dépose les bagages. M. saisit un sac isotherme, referme le coffre et, regardant les deux jeunes femmes : « Allez, tout le monde en voiture. ». Je monte à l’arrière du véhicule et j’attache ma ceinture. Une porte claque, je sens une tête se poser sur mon épaule. C’est ma copine. Ma « femme ». La femme en bleue. Elle me sourit, me prend la main. La voiture démarre : « C’est parti, direction les vacances ! ».


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