Sur un air de jazz… (Epilogue)

Jazz9

Après avoir joui intensément, elle s’est tournée sur le côté, me cherchant du bout des doigts.

— « Je t’en prie : sers-moi contre toi… »

C’était la première fois qu’elle me tutoyait. Je me suis allongé à ses côtés, je l’ai prise dans mes bras, et je l’ai serrée. Câlinée. Dorlotée. Ma main brûlante caressant ses cheveux, et la peau frémissante de sa nuque, de son dos, de ses fesses. Elle a peu à peu repris ses esprits avant de m’avouer qu’elle venait d’avoir un orgasme différent de ce qu’elle avait connu jusqu’ici. Comme s’il avait été à la fois vaginal et clitoridien. Elle m’a remercié pour ça, ce qui m’a mis mal à l’aise, parce qu’elle n’avait pas à me remercier. Sa tête posée contre mon torse, elle a passé sa main sur mon sexe encore dur et m’a dit :

— « À la sortie du bain, j’ai dit que je serais toute à toi. Mais j’ai dit aussi que tu serais à moi. Laisse-moi te faire plaisir maintenant… »

Elle m’a caressé, embrassé, sucé divinement bien, comme personne avant elle. Toute la nuit, elle m’a offert son corps et s’est donnée à moi sans retenue. Toute la nuit, nous avons fait l’amour, dans de nombreuses positions. Nous avons joui, plusieurs fois, à en crier. Nous avons baisé aussi. Mais à chaque fois avec un profond respect du désir et des envies de l’autre, avec une immense complicité, et un partage total. Éreintés, nous nous sommes endormis l’un contre l’autre, en cuillère, mes mains autour de sa taille.

À mon réveil, je me suis levé silencieusement pour commander un petit déjeuner. Puis je l’ai regardée dormir en souriant, avant de caresser son corps avec la rose déposée par le room service avec notre plateau. Nous avons traîné au lit, nous embrassant, nous caressant tendrement. Nous avons pris une douche, nous savonnant l’un et l’autre, dans une complicité absolue. Lorsque je me suis penché pour nettoyer l’intérieur de ses cuisses et que ma main s’est posée sur son sexe, j’ai lu dans son regard une lueur lubrique. Mais nous n’avions pas envie de faire l’amour, juste de profiter de l’instant. Puis nous avons quitté la chambre, et nous sommes descendus dans le hall. Pendant que je réglais la note, elle me regardait fixement. Son regard avait changé, un quelque chose d’indescriptible dans ses yeux avait pris la place de cette lueur malicieuse aperçue dès les premiers instants. J’ai su dès lors que, s’il y avait un après, rien ne serait plus jamais pareil entre nous.

L’heure du départ approchait et, à regret, nous avons quitté l’hôtel pour déposer nos affaires dans la voiture. Mais avant de quitter Deauville, comme pour retarder l’échéance, nous avons décidé de marcher un peu sur la plage, main dans la main. Le soleil avait chassé la grisaille de la veille et nous caressait de sa douce chaleur. Quelques promeneurs arpentaient les planches, celles-là même où je l’avais caressée hier soir. Nous avons fait une longue promenade, main dans la main, sans parler. Savourant pleinement chaque minute de ce nouveau moment suspendu, hors du temps… Et s’il n’y avait pas eu nos mains enlacées, si je n’avais pas senti ce contact physique entre nous, je crois que je me serais demandé si elle n’avait pas été qu’un rêve.

Si tel était le cas, elle fût un beau rêve. Elle fût un rêve que je n’oublierais jamais…


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