Sur un air de jazz… (Part. 7)

Jazz7

Cette avant-dernière partie a été rédigée avec ce titre (non jazzy) « Lights » du groupe Archive en toile de fond. Vous pouvez l’écouter et ainsi profiter des mêmes conditions que moi…

Il  y a peu de monde dans la salle de L’Essentiel. Assis face à face, nous passons la soirée à échanger, à rire, à nous regarder comme deux adolescents. Amis, amants, amoureux des Blues Brothers, tout cela ne compte plus en cet instant. Nous voulons juste vivre l’instant, sans nous poser de questions. Entre nous, une évidente attirance s’est créée. Physique certes, mais aussi sentimentale et intellectuelle. Peu importe que tout ceci ressemble à une scène de cinéma arrosée d’un romantisme presque exacerbé : cette soirée est si belle de complicité… Un moment qui n’appartient qu’à nous, suspendu, hors du temps et de la réalité. À la sortie du restaurant, nous décidons de prendre le chemin de l’hôtel. Il est encore tôt, et nous sommes plutôt bien habillés. Sans qu’elle s’en doute, je l’entraîne vers le casino. Au coin de la rue, je saisis sa main et nous bifurquons à gauche. Lorsqu’elle qu’elle comprend que nous ne retournons pas à l’hôtel, et qu’elle découvre la façade de l’édifice baignée de lumière, son visage s’illumine. Nous pénétrons dans le bâtiment sous le salut du voiturier, qui nous gratifie d’un large sourire. Nous commandons un verre dans l’un des bars, et nous nous installons à une table. Elle pose sa tête sur mon épaule, et me murmure « Merci pour cette surprise… » à l’oreille. Nous échangeons quelques mots, avant de faire un tour dans le casino. Machines à sous, jeux de tables, roulette, salle de concert, restaurants, tout y passe… Mais nos pas nous ramènent vers la sortie, machinalement. Une magnifique Maserati d’un noir de jais s’immobilise lorsque nous passons les portes. Une femme d’une trentaine d’années en descend côté passager, dont le portier s’est empressé d’ouvrir la porte. Elle est rejointe par un sexagénaire, puant l’orgueil et la vanité. Il tend la clé au voiturier, et tous deux nous jettent un regard dédaigneux en passant à notre hauteur. J’observe la scène, amusé, j’en viendrais presque à les plaindre. Car s’ils respirent le luxe et l’argent, c’est malheureusement tout ce qu’ils semblent avoir pour eux.

J’entraîne ma belle sur le sable, pour faire quelques pas dans la nuit sur la plage. Le vent est tombé, il ne pleut plus. Main dans la main, nous marchons le long des planches. Elle s’arrête, s’adosse à l’une des barrières en pierre qui sert de séparations entre les cabines. Elle m’attire à elle, et m’embrasse tendrement. La douceur de ce baiser, sa façon de me mordiller tendrement la lèvre inférieure… elle me fait fondre. Nous nous embrassons passionnément, serrés l’un contre l’autre. Elle glisse ses mains sous mon manteau et pose l’une de ses mains sur ma nuque. Du bout des doigts, par-dessus ma chemise, sa main caressante descend le long de mon dos, se pose sur mes fesses. Elle les caresse, puis d’une légère pression sur elles, colle mon bassin contre le sien. Son baiser se fait plus intense, elle soupire, avant de plonger sa bouche dans mon cou. Elle tremble. Je me décolle de son étreinte, et je perçois dans son regard une déception mêlée d’interrogation. Je retire mon manteau, et le pose sur ses épaules. Avant qu’elle ne puisse prononcer un mot, je la serre dans mes bras. Je la colle contre la porte de la cabine de plage, et je prends d’assaut sa bouche, son cou. Elle penche la tête en arrière, soupire, en passant ses doigts dans mes cheveux. Mes mains se posent sur ses joues, glissent sur son cou, sur ses seins. Je les caresse tendrement mais fermement. Son regard croise le sien l’espace d’un instant, on peut y lire un désir intense. Alors sans la quitter des yeux, je caresse son ventre et me dirige lentement vers son entrecuisse. Elle écarte légèrement les jambes, comme pour me donner son accord sur la caresse à venir. Ma main s’active par-dessus le tissu de sa jupe, et je sens que son sexe s’humidifie peu à peu. Elle soupire, gémit, halète. Elle risque ses doigts sur la ceinture de mon pantalon… mais je saisis son poignet. Je lui adresse un non de la tête, elle comprend alors qu’elle n’aura pas le dessus.

Je lui lève les bras en la tenant par les poignets et l’embrasse fougueusement. Sa bouche est un véritable appel au baiser, et je ne peux m’empêcher d’y répondre. Je glisse dans son cou, sur ses épaules, sur ses seins, tandis que mes doigts se faufilent sous sa jupe, effleurent sa culotte devenu totalement trempée. J’écarte le tissu et caresse le clitoris gonflé d’excitation. Elle pousse un petit râle de satisfaction. Je continue ma caresse, me rapprochant de plus en plus de l’entrée de son vagin. Je glisse la première phalange de mon index, et je la sens bouger son bassin comme pour que mon doigt s’introduise entièrement. J’approche alors mon majeur, glisse la première phalange de mes deux doigts entre ses cuisses chaudement humides. J’entame un lent et doux va et vient, juste à l’entrée, faisant mine de ressortir de temps à autre. Elle se trémousse, tente d’avancer son bassin pour que mes doigts la pénètrent en profondeur. Mais je ne la laisse pas faire, au contraire, je ressors mes doigts pour caresser son bouton toujours aussi gonflé. Elle est si excité qu’il est devenu terriblement sensible, si bien que lorsque je l’effleure du bout des doigts, elle sursaute, gémissante et tremblante. Sans qu’elle s’y attende, je plonge d’un coup mes deux doigts en elle, profondément, dans un va et vient rapide et fougueux. Elle tente de s’agripper à mes épaules, je lui libère les mains. Sa bouche se fait avide, gourmande. Ses mains se promènent le long de mon dos, puis tentent une nouvelle fois de venir se poser sur la bosse qui s’est formée entre mes cuisses. Je saisis fermement son poignet et remonte sa main sur mon torse. Elle me regarde, et je sens une légère frustration dans son regard. Je souris, recule légèrement, et la saisissant par la taille, je la retourne. Je me colle à elle et remonte légèrement sa robe, puis je la penche légèrement en avant, les bras en appui sur la balustrade qui sépare les cabines. Je m’accroupis derrière elle, elle est debout devant moi, la croupe offerte, prête à subir mes caresses. Je glisse de nouveau ma main sous le tissu de sa culotte, que j’écarte. Son sexe coule de désir, j’en approche ma bouche. Je lèche son abricot doux et trempé, me délectant du nectar sucré de son excitation. Puis j’aspire son clitoris entre mes lèvres, dans un mouvement de succion, je le titille de ma langue, le lèche, tandis que mes doigts reprennent leur va et vient dans son antre. Elle se cramponne à la rambarde, se mord la lèvre pour étouffer ses gémissements. Je la sens s’humidifier de plus en plus sous mes caresses, sous l’effet conjugué de mes doigts ancrés au plus profond d’elle et de ma langue qui s’active sur son clitoris. Soudain elle rompt le silence de cette nuit : « Vous allez me… » mais elle n’a pas le temps de terminer sa phrase : son corps se contracte et se cambre, terrassé par un orgasme visiblement puissant. Je ralentis la cadence de mes doigts avant de les retirer, ma langue quitte à regret son sexe magnifique. Je replace sa culotte, et rebaisse sa robe avant de me relever. Elle reprend ses esprits, se retourne vers moi, et se blottit dans mes bras.

« Rentrons… J’ai terriblement envie de vous ! »

A suivre…


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