Sur un air de jazz… (Part. 6)

Jazz6

Je marche dans les rues de Deauville, pour ramener la voiture près de l’hôtel. Le concierge m’a indiqué qu’un parking privé est à la disposition de la clientèle. Quelques minutes plus tard, après m’être garé, je passe par la réception et m’informe sur les restaurants à ne pas louper. On m’indique deux excellentes tables, L’Essentiel et Le Spinnaker, avant d’ajouter que La belle époque, le restaurant de l’hôtel, est aussi à notre disposition. Je remercie le concierge et rejoins ma chambre. Elle vient m’ouvrir, toujours avec ce sourire aux lèvres. La porte à peine fermée, elle me saute au cou, m’enlace et me sert fort contre elle. « Merci… », me souffle-t-telle à l’oreille. Je me recule et la regarde, n’étant pas sûr de comprendre. « Je n’avais pas envie de rentrer. Pas envie d’interrompre ce moment. Merci de l’avoir ressenti et compris. ». Elle dépose un baiser sur mes lèvres, prend son sac de mes mains. « Heureusement que j’ai pris une tenue de rechange complète ». Je pose mes affaires au pied du lit, retire mon manteau, et ôte mon pull trempé dans la salle de bain. Elle passe sa tête par l’embrasure de la porte, voit la baignoire. Nos regards se croisent. Échange de sourire. On se comprend. « Ce qui est dommage, c’est que vous ne serez pas dans la pièce à côté, à cuisiner pour moi… », lâche-t-elle en riant.

Je m’installe dans la baignoire, adossé contre la paroi. Elle entre à son tour, et se colle dos à moi. Il ne nous manque que des bougies, et une petite playlist jazzy. Nos mains se joignent, nous profitons de l’instant. La sensation de chaud après le froid et l’humidité du dehors nous fait un bien immense. Lovée dans mes bras, elle pousse un soupir de satisfaction. Je dépose un baiser dans son cou. « Encore… », murmure-t-elle. Je m’exécute. Un baiser. Puis un autre. Puis un autre. Son bras droit se relève, sa main vient caresser mes cheveux. Elle penche un peu plus la tête, m’invitant à continuer. Mes mains posées sur son ventre remontent sur ses seins. Je les caresse avec tendresse, faisant rouler délicatement les pointes entre le pouce et l’index. Sa respiration se fait plus forte, ses doigts s’enfoncent dans mes cheveux. Je continue à l’embrasser, tantôt tendrement, tantôt plus fougueusement. Elle saisit l’une de mes mains, la fait glisser lentement sur son ventre. Ses cuisses s’entrouvrent. Ma main frôle son pubis. Elle entame une lente danse autour de son clitoris. Le huit que je dessine se resserre lentement. Mes doigts effleurent la ligne de ses lèvres, les écartant lentement. Son sexe est chaud et humide. Je glisse un doigt au creux de son intimité. Puis un second. Elle gémit et soupire. Son bassin se soulève, comme pour me faciliter le passage. Elle m’incite à m’enfoncer plus profond en elle. Nos bouches se rejoignent. Mes doigts vont et viennent en elle, dans un lent et doux va et vient. Sa main droite tente de se glisser derrière son dos. Mais je me colle un peu plus à elle, l’empêchant d’accéder à l’objet de son envie. « Laissez-moi vous caresser aussi… », suffoque-t-elle. Pour toute réponse, j’accélère le rythme de mes doigts en elle, m’enfonçant plus profondément, plus intensément. Elle pousse un long gémissement de plaisir. « Vous êtes horrible ! ». Je retire alors lentement mes doigts. Elle se redresse presque aussitôt, et se tourne vers moi. Ses yeux me demandent « c’est déjà fini ? ». Je l’invite à se mettre debout. Elle me regarde entrouvrir la bouche et y porter mes doigts encore humides de son désir. Je me délecte du nectar de son fruit.

Je m’agenouille devant elle, et la fixant droit dans les yeux, j’approche ma langue de son sexe. Je dégage son clitoris de sa cachette. Je pose ma bouche pour l’aspirer délicatement, dans un léger mouvement de succion, et je le titille de ma langue. Tout à ma caresse, de nouveau mes doigts s’enfoncent en elle. De nouveau, j’explore son intimité, je la fouille. Je prends un plaisir immense à lécher ce sexe qui m’est offert, à le faire se liquéfier sous mes doigts. J’alterne douceur, tendresse et fougue. Elle pose son pied gauche sur le rebord de la baignoire, sa main s’agrippe à mes cheveux. « Hum… C’est bon… Continuez… ». Je n’avais pas l’intention de m’arrêter, de toute façon. Sa respiration s’accélère peu à peu, ses gémissements s’intensifient. « Je vais… Je vais… ». Je devine la suite de sa phrase. Je ressors aussitôt mes doigts de son intimité. Ma bouche et ma langue lâchent son bouton. Je la regarde droit dans les yeux. « Mais… Non… Mais pourquoi vous vous arrêtez ? Vous êtes vraiment cruel ! », halète t-elle, déçue. J’embrasse l’intérieur de ses cuisses avec douceur et remonte vers son clitoris lentement. Je m’en empare de nouveau, comme je l’ai fait précédemment. Lorsque je sens que la pression est redescendue, mes doigts la pénètrent de nouveau. Lentement. Très lentement. Je joue avec son désir et sa jouissance toute proche. Je m’empare du pommeau de douche et tourne le robinet d’eau. J’approche le jet de son bouton, mes doigts toujours en elle. De nouveau, les gémissements s’intensifient, la respiration s’accélère. Pendant quelques minutes, je m’amuse avec le jet sur son clitoris, en écartant ses lèvres. De temps à autre, je viens donner quelques coups de langue sur ce petit bout de chair. « Je n’en peux plus… Vous me rendez folle ! ».

Le moment est venu d’achever ma partenaire, de porter le coup de grâce. Alors je laisse le jet orienté sur son bouton, et je le titille de nouveau de ma langue. Mes doigts s’activent de nouveau entre ses cuisses. Un mouvement qui grandit crescendo, intense, fougueux, profond. Ses doigts empoignent mes cheveux, elle gémit de plus en plus, elle semble à bout de force. « Oui… Je… Ça vient… Je vais… Je vais… ». Mais les derniers mots de sa phrase ne franchissent pas ses lèvres. Tout son corps se contracte, ses jambes tremblent, sa main sert fermement mes cheveux. Elle jouit, dans un long râle libérateur. Je la regarde. Que c’est beau, une femme qui atteint la jouissance ! Je baisse le jet de la douche et cesse mes coups de langue. Je ralentis la cadence de mes doigts avant de les retirer. Je la laisse reprendre ses esprits à son rythme. Elle baisse la tête, dans un soupir satisfait, et m’incite à me relever. Sa main gauche posée sur ma nuque, sa bouche s’empare de la mienne, dans un mélange de fougue et de tendresse. Sa main droite me caresse le torse et glisse jusqu’à ma verge tendue de désir. Ses lèvres glissent dans mon cou, puis sur mon torse, ses genoux fléchissent. Je glisse mes mains sous ses aisselles et l’invite à se redresser. Elle me fixe, le regard interrogateur. Je l’attire à moi et la câline. Je lui propose qu’on sorte du bain et qu’on aille dîner. Je sais qu’elle aurait bien continué, mais je la rassure, lui disant qu’on poursuivra plus tard. Dans un regard coquin, presque de défi, elle me répond : « D’accord, nous reprendrons tout à l’heure. Vous serez tout à moi. Je serai toute à vous. Soumise à votre plaisir… ».

A suivre…


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s