Soumise

soumise

Je pousse la porte entrebâillée qui s’ouvre en grinçant légèrement. Je fais un pas, puis deux, je referme derrière moi. Aussitôt, mon nez est chatouillé par un parfum subtil d’encens, que je reconnais immédiatement : « nature après la pluie ». Mon préféré. L’entrée est plongée dans la pénombre, j’avance prudemment, attiré par une faible lueur dans le salon.

Comme convenu, elle a éclairé la pièce avec quelques bougies. Elle m’attend à genoux sur le sol, assise sur ses talons, les mains posées sur ses cuisses. Elle porte une nuisette noire ornée de dentelle, qui dessine et souligne ses formes généreuses. Elle a pris soin d’enfiler des bas et de chausser des talons, puis de se bander les yeux bandés par un foulard sombre. Sur le canapé, des accessoires divers et variés, sans compter ceux que j’ai ramenés, quelques foulards, une petite corde et une paire de menottes.

Je la regarde en souriant, le cœur gonflé de fierté. Elle, si joueuse, inventive, a soumis l’idée et a accepté de se soumettre, de vivre une telle situation, preuve de son attachement à moi, mais aussi et surtout, de sa confiance. En elle, en ses capacités, en ses désirs, en ses envies, mais aussi en moi. On ne se donne pas ainsi de cette manière et dans de telles conditions à quelqu’un qu’on ne connait presque pas ou avec qui la confiance n’est pas totale.

Le bois du parquet craque, mais elle ne sursaute pas. Je dépose mon manteau sur le canapé et reste immobile à la contempler. Elle est si belle ainsi vêtue et offerte, elle me procure un tel plaisir… Je mémorise le moindre détail de cette scène dans mon esprit. Puis, comme je sais qu’elle me dirait de le faire, je glisse la main dans la poche de mon pantalon et je saisis mon téléphone portable pour prendre une photo. Je jette un coup d’œil rapide au cliché, puis je m’avance vers elle, souriant, après avoir posé l’appareil sur la petite table de salon.

Je passe à côté d’elle, ma main frôle sa peau au niveau de l’épaule, remonte sur sa joue et se pose sur sa tête. Je caresse ses cheveux avec une tendresse infinie, preuve de mon affection pour elle. J’entends sa respiration accélérer très légèrement, sa poitrine se gonfle et se dresse fièrement. Je viens l’effleurer du bout des doigts, ses seins pointent déjà. Je m’accroupis à ses côtés et je l’embrasse dans le cou, tendrement, remontant lentement jusqu’à ses lèvres ourlées de rouge. Puis je vais m’asseoir sur le canapé.

Je l’observe attentivement, le regard plein d’envie et de désir pour elle. Il n’est pas encore trop tard pour reculer, je veux m’assurer qu’elle a toujours envie d’aller au bout de son idée, et qu’elle sait ce qu’elle veut. « Toujours partante ? ». Je la vois se pencher en avant, poser ses mains au sol et s’approcher de moi à quatre pattes. Arrivée à ma hauteur, elle se redresse et pose ses mains sur mes cuisses. Elle relève la tête et murmure d’une voix sensuelle :

« Toujours partante. Ce soir, je m’offre totalement à toi, sans retenue, sans pudeur, sans tabou. Je me ferai coquine, tendre, chienne, salope, féline, sensuelle, tout ce que tu souhaites. Ce soir, je suis à toi, soumise et offerte… ».


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