Les yeux fermés

Yeux

C’est un de ces moments hors du temps, hors de toute pensée, de tout stress que Lizy m’a fait vivre. Des instants si précieux parce qu’ils n’appartiennent qu’à nous.

Allongés sur son lit, Lizy m’embrasse et me câline, elle caresse mon torse du bout des doigts. Sa bouche quitte mes lèvres, descend dans mon cou à m’en faire frissonner. L’une de ses mains s’égare sur mon boxer, dont la bosse trahit l’envie que j’ai d’elle. « Huumm tu es déjà bien dur, comme j’aime… », murmure t-elle. Mes doigts effleurent ses seins, ses épaules, sa nuque, je ne peux me passer du contact de sa peau. Lizy m’embrasse le torse, descendant lentement vers mon entrejambe. Elle me mordille et me griffe tendrement l’intérieur des cuisses. Sa bouche se pose sur mon sexe bien dur à travers le tissu du boxer. Elle fait mine de le lécher sur toute sa longueur, elle me titille le gland en caresse mes bourses de sa main. Quelques instants plus tard, me voici nu comme un vers, offert à sa bouche et à sa langue expertes. Lizy me regarde alors dans les yeux et me dit :

– « Ferme les yeux et laisse aller totalement. Je veux que tu penses à ce que tu veux et que tu t’imagines avec qui tu veux, une ex, une actrice, une personnalité, une inconnue peu importe. Même si ce n’est pas moi, on s’en fiche : je veux que tu imagines tout ce que tu veux avec qui tu veux. Tu n’as pas le droit d’ouvrir les yeux. »

Je sens alors sa bouche s’emparer de mon gland, sa langue titiller mon frein. Elle sait vraiment y faire, ma Lizy. Je me souviens de cette nuit où elle a saisi ma main pour la poser sur mon sexe dressé, en me demandant de lui montrer comment je me caresse, avant qu’elle ne me suce en me posant des questions. Tout ceci dans le seul et unique but : celui de s’améliorer et me prodiguer les caresses que j’aime, comme je les aime. Pour moi, elle est devenue Velourana, la déesse de la langue, et sa bouche me procure des sensations absolument divines.

Comme Lizy me l’a demandé, je ferme les yeux et je me laisse aller. Du moins, j’essaye. Car malgré ses indications, j’ai peur qu’elle prenne mal le fait que j’imagine que ce plaisir ressenti a pu être donné par une autre. Et puis, il faut bien l’avouer : malgré plusieurs tentatives, je n’ai jamais réussi à imaginer une scène dans un lieu précis, avec une femme en particulier. En revanche, c’est le plus naturellement du monde qu’en éprouvant ces sensations, le visage de Lizy se forme dans mon esprit. Le décor a changé, nous ne sommes plus dans sa chambre, ni dans son appartement. J’entrevois un couloir dans une demi-obscurité, des lumières tamisées, de la musique, une piscine… Si Lizy adore me sucer habituellement, cette fois-ci elle le fait avec encore plus de passion, elle gémit de plaisir plus que d’habitude.

Elle est à genoux devant moi, sa main s’activant sur ma verge tendue, son regard planté dans le mien. Sa bouche gobe mes bourses, elle les aspire tendrement en les léchant. Puis elle remonte le long de mon membre jusqu’à s’emparer de mon gland, qu’elle suçote. D’un coup, elle m’avale jusqu’à la garde… Ma main caresse ses cheveux, se crispe parfois. Alors Lizy s’interrompt un instant et fait la chose la plus incroyable qui soit. Une nouvelle preuve de l’amour et de l’affection qu’elle me porte, de la confiance qu’elle a en moi. Elle remet ses cheveux en place, puis elle saisit ma main et la pose sur sa nuque qu’elle vient de dégager. D’une légère pression sur mes doigts, elle m’invite à les resserrer fortement dans sa chevelure. Puis elle se met à me sucer de nouveau, avec vigueur. Autour de nous, je commence à entrevoir ce qui ressemble à un club libertin. Peut-être est-ce la situation, le lieu, une vision particulière qui s’offre à ses yeux qui l’excite à ce point. Je ne l’ai jamais vue comme ça, mais je ne m’en plains pas.

– « Lâche-toi… Je veux te voir jouir pour moi. T’entendre jouir pour moi. J’adore t’entendre… Jouis pour moi. »

Autour de nous, des ombres se dessinent, comme si elles voulaient assister au triomphe de Lizy sur moi. Nous semblons bien être dans un club et j’imagine ces hommes qui regardent avec désir et convoitise le corps de ma déesse, ces femmes qui envient avec gourmandise la place de ma belle suceuse. Et la fierté immense de me dire qu’elle est à moi, et rien qu’à moi en cet instant… Mais Lizy ne me laisse pas le temps de penser plus avant. Elle redouble d’adresse et d’agilité, sa langue me rend fou. Je sens en moi le plaisir qui monte, une tempête cérébrale qui se prépare. L’instant d’après, dans un râle puissant, je déverse de longs jets crémeux sur sa main, sur ses seins, tandis que dans ma tête tout se brouille, je perds pieds, à la limite de l’évanouissement… Lizy vient de m’offrir un double orgasme, physique et cérébral.

Il me faut quelques minutes pour récupérer de cet intense moment. Lizy semble déçue lorsque je lui dis que c’est elle que j’ai imaginée dans ce fantasme… mais j’espère que, si elle lit ces lignes un jour, elle comprendra et qu’elle ne sera que plus heureuse de savoir que je ne peux imaginer le plaisir qu’elle me donne en pensant à une autre…


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