Le pygmalion

Pygmalion

A toi. Mais aussi… au Sphinx. Parce que haïs ou adorés, secrètement fragiles, les étrangers se ressemblent toujours…

Au premier jour,
J‘ai sculpté l’aube
Sur ton corps lisse.
L‘aube légère et fine
Au souffle de soie.

Au second jour,
J‘ai peint la lune
Dans tes yeux noirs.
En larmes silencieuses
Sur tes joues satinées.

Au troisième jour,
J‘ai écrit la nuit
Au creux de tes reins.
La nuit épaisse et lourde
Sous toi comme un coussin.

Au bout d’un mois,
Tu prenais forme
Entre mes rêves
Et mes délires.

Les nuits passées
A te relire, te déchiffrer ;
Les nuits passées
A me soumettre,
A te créer.

Au bout d’un an,
Tu étais là,
Enchanteresse,
Plus vivante que moi-même,
Assise près de mon chevalet.

Au bout d’une vie,
Que reste t-il
D‘un amour achevé?
Qu’a fait de toi
Le Pygmalion poète,
Le sculpteur tourmenté?

Il reste chaque jour,
Comme aux premiers jours,
L‘aube, la lune et la nuit
En une ronde éternelle.

Ton rire est en moi
Comme une source,
Et ton visage
Un paysage
Entre mes mains…


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