Dans la chaleur de l’été : La Rochelle (part. 2)

La Rochelle

J’avais mis mon réveil à 11h00, pour que ma chambre puisse être faite, et que je profite un peu de ma journée. Après une douche rapide et un petit déjeuner rapidement avalé, j’allai faire un tour dans le centre ville. Quittant la place de Verdun, je m’aventurai dans le parc Charruyer.

De nombreuses personnes s’y promenaient, d’autres allongées dans l’herbe profitaient du soleil pour parfaire leur bronzage. Je repérai un peu plus loin un petit coin d’ombre, et je m’installai sur la pelouse. Je profitai de ce moment de calme relatif, avec pour seuls sons la chanson du vent dans les arbres, et des rires d’enfants non loin de là. Je fermai les yeux, et le visage de Céline m’apparut presque aussitôt. Je revis son sourire, les courbes de son corps et des images de plus en plus chaudes me revinrent à l’esprit. Je me redressai d’un coup, me levais et me mis à marcher. Consciemment ou non, mes pas me conduisirent au Gabut, au pied du bâtiment où logeait ma partenaire de la nuit précédente. Je réfléchis quelques secondes, avant de sonner, mais personne ne répondit. Je fis demi-tour et tombai nez à nez avec Céline. Surprise, elle me sourit, visiblement contente de me voir. Nous échangeâmes quelques mots, elle était sortie faire quelques courses. Elle me proposa de monter quelques instants pour prendre un café. Tandis qu’elle déposait ses sacs sur la table, je fermai la porte de son appartement. Lorsque je me retournai, elle était face à moi. Elle passa ses bras autour de mon cou et m’embrassa avec tendresse, frottant son corps contre le mien. Quelqu’un sonna, interrompant cette étreinte. Céline répondit, et appuya sur le bouton pour ouvrir la porte du bâtiment. Elle me regarda, la mine triste : « C’est Jessica, une copine de face. J’avais oublié qu’elle devait passer cet après-midi… ». Elle ouvrit la porte de son appartement et accueillit sa copine. En me voyant, Jessica sourit. « Ah en effet… je comprends mieux pourquoi ta nuit a été… courte et intense, c’est comme ça que tu as dit ? », fit-elle en riant. Je vis Céline rougir, et je décidai de les laisser entre elles.

Je passai le reste de l’après-midi à me promener, entre le musée maritime et le centre ville. À l’heure de l’apéritif, je m’installai à la terrasse de La renommée, un bar qui – bien malgré moi – allait devenir mon QG quelques années plus tard (mais ça, c’est une autre histoire). Je sirotai un rosé pamplemousse, suivi d’un second offert par Christelle, la patronne, qu’elle me servit accompagné de quelques amuses-bouches. Aux environs de 20h, je rejoignis Le comptoir de Walter, le restaurant où j’avais dîné la veille. J’en profitai pour remercier le serveur de ses précieux conseils. Je regagnai ma chambre après un repas léger et je m’allongeai sur mon lit. Je me sentais un peu fatigué, et je me demandais si je sortirais ce soir. Et puis je revis le sourire de Steve au petit matin, au moment de mon départ. Ses mots résonnèrent dans ma tête :  « Je compte sur toi ce soir, sérieusement, j’espère que tu seras là ! ». Je décidai de m’accorder un peu de repos et d’aviser. Je dormis une bonne heure et demi, et après avoir pris une douche, je me sentis de nouveau d’attaque. Je m’habillai et commandai un taxi qui me déposa devant la discothèque un peu avant minuit. Lorsque Sylviane, la mère de Steve, me vit entrer, elle vint à ma rencontre et me donna la bise comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle m’indiqua que Steve était déjà aux manettes, qu’il y avait beaucoup de monde et que la soirée s’annonçait exceptionnelle. Au bar, Linda semblait débordée, je la saluai d’un signe de main. Puis je gagnai la cabine du disc-jockey. Le casque vissé sur les oreilles, Steve releva la tête et m’adressa un grand sourire. Il me serra la main et me gratifia d’une accolade. « C’est super que tu sois là, je suis vraiment content ! », me dit-il à l’oreille. « Je cale un mix et on va prendre un verre ! ». Quelques minutes plus tard, nous étions accoudés au bar, à siroter un cocktail. Steve m’apprit que c’était le soir de l’élection « Miss » de sa discothèque et qu’il avait eu une idée : me désigner comme membre principal du jury. Je ne sus pas quoi répondre. Steve ajouta que, ne connaissant pas la clientèle, j’avais plus de chances que d’autres d’être impartial. Je finis par accepter sa proposition. Il regagne la cabine et annonça le début du concours. Sylviane se présenta sur une petite estrade au pied de la cabine, accompagnée d’un jeune homme élu « Mister » quelques jours plus tôt, et d’une jeune femme, élue « Miss » l’année précédente. Puis Steve me demanda de rejoindre le jury, sous les acclamations du public.

Lorsque je vis les candidates se présenter à tour de rôle, je compris que le choix final ne serait pas évident. Surtout si le chois devait être basé sur le physique, car ces jeunes femmes étaient toutes aussi belles les unes que les autres. Après trois épreuves, il ne restait que cinq prétendantes au titre. Steve décréta une pause avant la finale, il remit la musique. La piste fut envahie aussitôt par une horde de jeunes gens légèrement excités par l’ambiance. Tout ceci m’avait donné soif, et je regagnai tant bien que mal le bar où Linda me tendit un verre. Steve me rejoignit quelques minutes plus tard, ravi de l’ambiance. La chaleur à l’intérieur était telle que je m’absentai quelques secondes pour prendre l’air. Sur la terrasse, je fus abordé par l’une des cinq jeunes femmes encore en course pour décrocher le Graal. C’était une jolie métisse asiatique à la peau mate, à la plastique de rêve, à la voix douce et sensuelle. Je la reconnus aussitôt : c’était Jessica, la copine de fac de Céline. Elle me sourit et je vis clair très vite dans son jeu : elle tentait de m’amadouer. Je pris congé d’elle, prétextant un besoin de soulager ma vessie. Je regagnai l’intérieur de la discothèque et me dirigeai vers les toilettes. Un couple était en train de s’embrasser et de se peloter, et ma présence ne semblait pas les gêner. Je fis couler un peu d’eau au lavabo et m’aspergeai le visage. J’entendis des pas derrière moi, la porte s’ouvrit puis plus un bruit. Le couple avait du s’en aller… mais une main sur mes fesses me fit sursauter. Je tournai la tête. Jessica ! Décidément elle avait vraiment envie de gagner le titre de « Miss »… et de la suite dans les idées pour y arriver ! Elle s’approcha de moi et tenta de m’embrasser. Mais je lui fis rapidement comprendre que son manège ne fonctionnerait pas. Je me décalais légèrement afin de pouvoir sortir des toilettes mais elle me barra le passage. Je me retrouvai adossé contre une porte qui s’ouvrit à mon contact. Je faillis tomber mais Jessica me saisit par le poignet. Elle entra dans la petite pièce, referma la porte derrière elle et tira le verrou. Nous étions dans un petit local d’entretien faiblement éclairé. Médusé par la situation, je regardai Jessica et lui réitérai mes paroles. « Tu crois que j’essaye de t’amadouer pour que tu me choisisses à la place d’une autre ? », demanda t-elle en souriant. Je n’eus pas le temps de répondre : elle me plaqua contre le mur et m’embrassa fougueusement.

Tout alla très vite. Ses mains se posèrent sur mon torse et glissèrent sous mon tee-shirt. Le contact de ses doigts glacés me fit sursauter. Je plaquai mes mains sur ses fesses, et l’attirai à moi. Mais elle se dégagea de mon étreinte et se retourna. Elle m’attrapa les mains et les posa sur ses seins. Elle colla ses fesses contre mon bassin et se frotta contre moi. « Quand Céline m’a raconté votre nuit, j’ai été jalouse, je l’ai enviée…», murmura t-elle. Lentement, elle releva sa robe jusqu’à la taille, tout en continuant à remuer ses fesses contre mon bassin. « Et quand je t’ai vu cet après-midi chez Céline, je n’ai eu qu’une envie : que tu me baises comme tu l’as baisée la nuit dernière ! ». Elle glissa une main entre nos corps et sentit l’effet qu’elle me faisait à se trémousser ainsi. Elle me fit face de nouveau et, s’agenouillant, déboutonna mon pantalon, libérant mon sexe gonflé. L’instant d’après, je sentis sa bouche m’engloutir. La situation paraissait irréelle, et pourtant… J’étais en train de me faire sucer par une inconnue dans le local d’entretien d’une discothèque ! Jessica se caressait en même temps qu’elle aspirait ma tige, et gémissait de plaisir. Elle se redressa, se mit face au mur et se pencha légèrement. « Baise moi ! », souffla t-elle, en tournant la tête. J’approchai mon gland de son sexe déjà humide et je m’enfonçai en elle. Je m’accrochai à ses hanches et la pilonnai sauvagement. Elle posa l’une de ses mains sur ses fesses pour les écarter, afin que je m’enfonce un peu plus profond en elle. Elle se cambra au maximum et vint caresser mes bourses en même temps que son clitoris. Elle savait y faire, la coquine ! Elle bougeait tellement bien son bassin que je ne tiendrais pas longtemps. Elle tourna la tête, le visage légèrement crispé, les yeux à moitié fermés. « Je vais jouir… Continue ! Je vais jouir… » cria t-elle. J’accélérai le rythme de mes coups de reins et elle atteint l’orgasme quelques secondes plus tard. Elle s’agenouilla face à moi, approcha sa bouche avide de mon sexe trempé par son plaisir. « Viens jouir dans ma bouche ». Quelques coups de langue bien placé et une masturbation énergique eurent raison de mes dernières réticences. Je me déversai dans sa bouche en lui tenant la tête.

J’entendis Steve annoncer au micro la finale du concours de « Miss » et appeler le jury. Jessica et moi nous rhabillâmes rapidement et sortîmes du local d’entretien. Pendant qu’elle se recoiffait, je rejoignais Sylviane et les deux autres membres du jury. Steve me fit un clin d‘œil entendu alors que je m’installai dans mon fauteuil. Je tournai la tête vers le public et un frisson me traversa des pieds à la tête lorsque j’aperçus, au premier rang, Céline qui me souriait…


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